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L'impossible choix de la rationalitéCe titre peut paraître impertinent à tous ceux qui pensent qu’une bonne décision est une décision rationnelle. Et c’est vrai que ne pas laisser la place à la raison lorsqu’un choix s’impose serait absurde. Néanmoins, les études les plus sérieuses dans le domaine des neurosciences nous démontrent que la raison seule, en face de choix réellement difficiles, ne nous mène qu’à des impasses décisionnelles.

Chacun se rappellera sans doute l’exemple donné par Antonio Damasio dans son livre « L’erreur de Socrates » de ce patient, privé de ses émotions, et incapable de décider du jour de son prochain rendez-vous, car faisant sans cesse des aller-retour entre les avantages et les inconvénients de chacune des plages horaires proposées.

J’y pensais dernièrement, lorsque dans le cadre de mes consultations chez interactes, j’étais interpellé par la difficulté de quelques-uns de mes clients à opérer un choix affectif. Ils pensaient pourtant se baser également sur leurs émotions en pesant le pour et le contre de leurs choix possibles en termes d’impact sur les autres: « je ne suis plus amoureux de mon épouse et je vis dans l’indifférence depuis dix ans, je suis amoureux d’une autre femme que je vois depuis deux ans. Si j’annonce à ma femme que je la quitte, je vais la rendre dépressive et risque de me sentir responsable de sa dépression, mais je ne la déteste pas assez pour cela. Si j’annonce à ma maîtresse que je ne quitte pas ma femme, je mets fin à deux longues années d’espoir de son côté, et je m’enferme dans l’ennui pour de nombreuses années ».

En restant loin de ses propres émotions, mon client s’empêche de choisir. En s’empêchant de choisir, il rend tout choix futur encore plus difficile. Son choix, il ne le fera que s’il se laisse toucher par ses émotions. Le pour et le contre, il l’a pesé et sous-pesé tant et tant de fois qu’il n’y a plus vraiment de plateau de la balance qui pèse plus que l’autre. Aujourd’hui, il se trouve perdu au milieu d’une forêt dont le sol couvert de feuilles laisse à peine deviner le chemin. Et même sur ce chemin, il ne sait plus quelle direction mène à quoi. Va-t-il alors se coucher sur le sol et attendre que les autres décident pour lui de son avenir ?

Tout le travail de thérapie et d’accompagnement consiste alors à lui permettre de renouer avec ses émotions, dont il se place toujours tellement loin en commençant chaque phrase par « J’imagine que …, Je suppose que… » se détachant des émotions en les plaçant à l’extérieur de lui-même.

 

 

 

 

 

Près d’une centaine de députés de l’UMP se préparent à déposer une proposition de réforme de la loi du divorce en France. Cette réforme introduit comme grande « nouveauté » ce qui est depuis plusieurs années déjà la règle en Belgique, mais aussi dans de nombreux autres pays.

Cette introduction se fait pour « remettre l’enfant au coeur du débat ». Alors même que la pratique de nombreux professionnels de la famille de part le monde questionnent cet « automatisme » au nom du même « intérêt de l’enfant ».

En effet, imposer comme un norme l’hébergement égalitaire est extrêmement pervers – tout comme imposer une autre norme comme l’hébergement principal assorti d’un droit de visite est pervers. L’un comme l’autre donnent l’impression de créer un « droit des parents sur l’enfant » qui a pour principale vertu d’instrumentaliser totalement celui-ci au sein du conflit de ses parents, ce qui est bien loin de mettre son « intérêt » au centre du débat.

Les modalités d’hébergement des enfants sont un point extrêmement sensible de tout dispositif de séparation, et s’il est une règle qui devrait s’appliquer, c’est de s’obliger à prendre le temps de rechercher une solution avec un professionnel éclairé si le consensus ne fait pas entre les parents.

Sur une telle question, un juge doit pouvoir prendre le temps d’examiner la situation exacte qui lui est présentée, se faire éclairer par les experts ad hoc, ou mieux encore proposer aux parents sur ce point précis une médiation, qui les amènera à reprendre la discussion sur le point qui continuera à les lier pour souvent de nombreuses années.

Il serait intéressant de voir quelles sortes d’idées pourraient sortir d’un débat réellement renouvelé sur le remplacement d’une norme de « premier ordre » (la modalité d’hébergement proprement dite) par une norme de « second ordre » (le cadre de décision de la modalité).

Chez interactes, nous travaillons tant en médiation qu’en thérapie familiale sur les problématiques d’hébergement des enfants, et nous sommes convaincus de l’intérêt de consacrer à chaque enfant et à chaque parent toute l’attention nécessaire pour assurer aux uns et aux autres de bonnes relations parentales et filiales.

Cette question était au coeur d’une formation que j’ai eu l’occasion de suivre aujourd’hui, avec un exposé de la psychanalyste-experte Martine Goffin, responsable de l’unité adolescents et jeunes adultes au centre Clos Chapelle aux Champs.

L’approche était bien entendu très psychanalytique, ce qui ne rejoint pas toujours mon mode d’intervention. Mais je trouvais intéressant une série de réflexion sur la question de la séparation et de l’accompagnement à la séparation lors du passage de l’enfance à l’âge adulte. Et sur l’illusion de pouvoir déléguée par des parents à leurs adolescents lorsqu’ils leur laisse le choix de leur mode d’hébergement.

L’adolescent reste toujours dans notre société un être dépendant de ses parents, peut-être un peu moins sur le plan affectif (et encore…) mais certainement sur le plan matériel. De plus, cet adolescent est toujours, selon la norme, « irresponsable » dans toute une série de matières. Son apprentissage d’adulte se termine mais n’est pas complet – le sera-t-il jamais d’ailleurs ?

Alors, lui dire « choisi ton hébergement, tu ne devras pas en subir les conséquences car pour le reste, tes parents devront continuer à te protéger » peut poser un problème. Et rendre les parents à nouveau propriétaires de ce problème, c’est sans doute leur rendre la responsabilité de l’ensemble de la décision.

Il est sans doute important de questionner l’adolescent sur le besoin qui le pousse à demander à ne plus voir un parent. Il faut même certainement tenir compte de ses réponses. Et aussi garder à l’esprit que l’attente du moment où l’on peut décider par soi-même, cette difficile frustration de l’attente de l’âge adulte, ne se résout pas en répondant positivement à toutes les demandes. Ne pas savoir attendre, c’est justement une excellente manière de ne pas devenir adulte. C’est le propre de l’enfance de rester dans l’immédiat. En apprenant à développer une stratégie basée sur le temps, l’adolescent gagne encore quelques gallons.

Ce type de situation, nous la rencontrons régulièrement chez interactes. C’est toujours un travail passionnant que d’aider ainsi parents et futurs adultes à définir leur rôles respectifs et à progresser ensemble.

Certains d’entre vous le savent, entre autres activités je suis tuteur de Mineurs Etrangers Non Accompagnés (MENA): des jeunes de moins de 18 ans qui arrivent (généralement assez paumés) sur le territoire belge, sans leurs parents ni leurs grands-parents et qui viennent y chercher ce qu’ils ne peuvent plus trouver chez eux: un peu de sécurité, d’éducation et plus tard du travail… Pour les accompagner et que ne se reproduisent plus jamais l’affaire Tabita, un tuteur est désigné par le Ministère de la Justice pour les accompagner et les aider dans leur parcours, leur trouver un toit, une école, s’assurer qu’ils sont en bonnes santé, qu’ils sont assisté d’un avocat compétent dans leur procédure, et qu’ils construisent un projet qui a du sens.

Mais voilà, notre beau pays peut faire de belles choses absurdes, comme celle qui vient d’arriver à Mohammed (prénom d’emprunt), qui comparaissait dernièrement devant le Tribunal Correctionnel de Bruxelles. Un criminel donc, me direz vous ? D’autant plus qu’il comparaissait détenu (dans une prison pour adulte…) et condamné à 16 mois de prison… Attendez un peu la suite de l’histoire.

Ou plutôt le début: juillet 2010, après 3 ans d’errance entre son pays d’origine ou sa famille le jette dehors, après être passé par l’Espagne, la France, l’Italie, il arrive en Belgique. Avec deux autres paumés, il s’apprête à dormir dans une voiture dont il ne sait même pas qu’elle a été fracturée par un des adultes qui l’accompagnent (confirmé par l’enquête de police). Arrêté, la police le déclare mineur, le signale aux services compétents qui me désignent comme tuteur.

Mohammed va à l’école, est soigné pour une maladie sérieuse qu’il trainait depuis pas mal de temps, vit dans un internat, fait son possible pour s’adapter au mieux. Bien sur avec trois ans d’errance dans les jambes, on est pas toujours aussi « parfait » qu’un jeune homme belge bien élevé. Mais pas une seule infraction ne peut lui être reproché (à part la nuit dans la voiture) jusqu’à ce qui lui arrive il y a quelques jours.

En rentrant de l’école chez lui, il accompagne un « camarade » de classe pas trop recommandable. La petite frappe pique 5 canettes de Red Bull dans un magasin et les cache dans le sac de Mohammed (tous les témoignages concordent à ce sujet). Mais le malfrat se fait prendre. Et au moment du contrôle, la police se rend compte qu’elle a un « bulletin de signalement » pour Mohammed, condamné par défaut à 13 mois de prison plus 3 mois pour séjour illégal, pour les faits de juillet ! Direction la prison pour adulte, sans possibilité de contacter qui que ce soit. Il lui faut trois jours pour pouvoir me téléphoner, période pendant laquelle je lance de mon côté des recherches pour le retrouver.

Que s’est-il passé ? Le parquet (qui était intervenu sur l’affaire de juillet) ne se préoccupe pas de savoir si Mohammed est mineur ou pas. A leurs yeux, il ne l’est pas. Or, la loi est très claire, c’est le service des tutelles qui est seul habilité à déterminer si un jeune étranger non accompagné est mineur ou pas. Peu importe, le parquet ne consulte personne, ne cherche pas à savoir si le jeune a un domicile (il en a un, connu des autorités, c’est un de mes jobs de m’assurer de cela). Donc, pas de convocation au tribunal. Donc nécessairement pas de comparution… donc tout aussi automatiquement condamnation par défaut.

Et voilà comment dans notre beau pays ou l’on parle de surpopulation des prisons, ou l’on relâche des mineurs qui sont en Xème récidive de faits bien plus graves, on condamne à 16 mois de prison un gamin de 17 ans pour avoir dans son sac 5 canettes de Red Bull volées par un autre et dont rien ne prouve qu’il était complice…

Ah oui… à l’audience, le président du tribunal et le procureur du roi ont en effet compris la bévue du système et décidé de relaxer Mohammed. Mais celui-ci est reparti les menottes aux poignets vers la prison. Comme les fichiers d’identification ne sont pas centralisés dans ce pays, il faut que l’Office des Etrangers confirme que Mohammed n’est pas recherché comme illégal (puisque sa procédure de régularisation est en cours et suspend son statut d’illégal).

Après cela, on s’étonnera que quand Mohammed voit un policier, il a peur de ce qui peut lui arriver…

Tout cela aurait pu être évité si le parquet, entendant que le jeune se prétendait mineur et remettait la carte avec le nom de son tuteur et de son avocat, avait au moins essayé de contacter l’un ou l’autre… Mais là, j’oublie un détail, c’est que Mohammed s’appelle… Mohammed !

Dans l’émission « Questions à la Une » sur la Une TV hier, une information qui m’a sidéré est le temps passé par un couple en audience de divorce chez Mme Schyns, juge des divorces à Bruxelles.

Il ne s’agit pas ici de critiquer le travail deMme Schyns, dont je connais la probité et l’humanité. Mais bien de se poser la question du sens d’une procédure judiciaire expédiée en si peu de temps. Quand j’entends Maître Pire présenter cette procédure du divorce dont il est le « père » comme une avancée significative du droit, je me dis que « l’autre » Pire (le père Dominique Pire, un des pionniers de la médiation) doit se retourner dans sa tombe…

Maître Pire a mis au point une loi inique qui crée un droit à la répudiation (dont la seule qualité est qu’elle est égalitaire entre hommes et femmes) qui permet à un parent, sur une lubie, de détruire la famille qu’il avait contribué à construire, sans d’abord devoir mettre en place les moyens pour préserver la vie des autres.

C’est un peu comme si l’on autorisait un groupe de promoteurs immobiliers à construire ensemble des immeubles adossés les uns aux autres, permettant à leurs ingénieurs de faire dépendre la stabilité de l’un de celle de l’autre, puis que l’on permettait à n’importe lequel de ces promoteurs, une fois les bâtiments érigés, de détruire le sien sans prévenir les autres, au risque de voir d’autres immeubles adossés s’écrouler avec leurs habitants, emportés par un tsunami inattendu.

Une loi sur le divorce qui supprime tout frein à la procédure et qui autorise les parties à se séparer sans s’être mise d’abord d’accord sur les modalités de leur séparation est une loi dangereuse, et c’est dans une telle loi que nous nous débattons.

Nous avons eu aujourd’hui un chat intéressant sur interactes à ce sujet. Ceux qui en désirent la transcription peuvent me le demander par email. Vous pouvez également participer en permanence à la discussion sur le forum d’interactes « entre nous ».

Je rencontre régulièrement des couples dans lequel l’alcool semble être un sujet de discussion infini, mais ou il n’est jamais reconnu comme problématique par celui qui en consomme. Je pense ainsi à ce couple dont la femme me demande de faire arrêter de boire son mari. Il en est à 20 à 30 verres d’alcool par jour, mais déclare « ne pas avoir de problème »…

Lorsque je parle au mari, il n’a en effet pas de problème avec l’alcool. Il reconnait que les relations dans son couple ne sont pas bonnes, mais il met cela sur le compte de son état dépressif. Et c’est vrai que souvent, l’alcool (ou d’autres substances comme l’héroïne ou le cannabis) sont des sorties « de choix » pour échapper un peu à la sensation d’un état dépressif… par la suppression des sensations.

C’est évidemment là qu’est le problème: échapper à une sensation négative par une absence de sensation, c’est s’échapper dans le néant. Malheureusement, celui qui souffre d’avoir tant été déçu dans ses tentatives de mener une vie normale finit par avoir tendance à laisser tomber. Il n’attend plus qu’un miracle, et ceux-ci par définition sont rares.

Peut-on sortir d’une telle situation ? Ce ne sera possible qu’à travers un gros travail de mise en confiance réciproque du thérapeute et du patient. En effet, il ne peut être question de supprimer au patient ce qui lui permet de survivre: l’alcool. Cette question ne pourra revenir que lorsque le patient aura repris confiance dans ses capacités à affronter le monde tel qu’il est. Et cette nouvelle appréciation du monde ne peut se faire que par tous petits pas.

Les techniques utilisées par le thérapeute inclueront des tâches à effectuer entre les séances, mais aussi des séances de travail avec ou sans hypnose formelle, afin de ré-amorcer la pompe du désir du patient.

C’est un des domaines d’intervention d’interactes.

L’équilibre entre la vie parentale et la vie de couple n’est pas toujours facile à trouver. Quand on travaille à deux, quand on éduque des jeunes enfants, quand on sent l’épuisement s’installer, il arrive que les amants s’oublient.Comment alors se recentrer sur la relation de couple ? Comment retrouver du temps pour ranimer un feu qui semblait éteint ? (publié sur psy.be ce 22 avril 2010)

Dans les consultations de thérapies conjugales que je tiens avec ma collègue Catherine Lemoine, je suis frappé par le nombre important de couples qui viennent nous trouver au moment où leur plus jeune enfant (et généralement celui qui est considéré comme le dernier) atteint un âge situé entre deux et quatre ans.

Un peu comme Véronique et Michel, âgés de 35 ans environ, mariés depuis près de 8 ans, et parents de Adrien (6 ans) et Adeline (3 ans). Ils viennent nous voir en nous disant qu’ils s’inquiètent pour l’avenir de leur couple: disputes de plus en plus fréquentes, lassitude sexuelle, absence de complicité dans la vie quotidienne, manque de tendresse…

Pourtant, ils ont à peu près réalisés tous les espoirs et les projets du temps de leurs jeunes amours: fonder une famille, avoir une maison à soi, des boulots intéressants, un partage des tâches ménagères, des activités sociales. Aujourd’hui, Adeline a trois ans. Elle va à la crêche , se socialise à l’extérieur de la famille et devient moins demandeuse d’attention permanente de ses parents. Cela laisse du temps et de l’énergie pour Véronique et Michel. Et ils l’ont immédiatement ré-investi dans des projets professionnels (reprise du travail à temps plein pour Véronique, promotion impliquant plus de travail pour Michel) ou sociaux (ils ont repris ensemble la responsabilité d’une unité scoute en difficulté, ce qui leur demande beaucoup de temps sur leurs loisirs).

Pour arriver à mener de front sa vie de maman et sa vie professionnelle, Véronique a appris à « s’organiser ». Elle planifie la moidre tâche, depuis la vaisselle jusqu’au grand nettoyage, en passant par le bain des enfants et l’histoire avant le coucher… Elle a même réalisé un tableau:

quelles tâches seront accomplies par qui, et quels jours. Les lessives pour Michel, le repassage pour Véronique, la cuisine pour lui, le couchage des enfants pour elle, etc… Mais tous les soirs, Véronique monte se coucher à 22h00, épuisée, et Michel la rejoint entre une et deux heures plus tard, après avoir encore rédigé quelques emails pour le travail…

Aujourd’hui Michel reproche à Véronique de ne pas savoir « lacher » son planning pour faire quelque chose de différent, et Véronique trouve que Michel n’a plus aucun geste de tendresse à son égard. Mais en y regardant de plus près, on découvre vite que plus Véronique essaie de planifier les choses pour pouvoir trouver du temps pour le couple, plus Michel à l’impression que « tout est devenu prévisible », ce qui lui enlève tout désir d’aller vers Véronique. En planifiant plus pour créer de l’espace pour le couple, Véronique attise ce qui en elle irrite Michel, et en répondant par plus d’absence, Michel semble forcer Véronique à planifier encore plus. Le cercle vicieux est enclenché.

A un moment donné, la peur de courrir à la catastrophe du couple est devenue trop forte. Ils sont donc venu en parler à des psy. Ils arrivent même à trouver deux heures toutes les deux semaines pour nous rendre visite. Comment ont-ils pu libérer un moment aussi long de leur planning infernal ? « Sauver notre couple est plus important que tout » nous disent-ils. Réalisent-ils qu’en venant nous voir, ils commencent déjà à s’offrir à nouveau du temps pour eux deux ? Lorsqu’une chose est vraiment importante, on arrive à lui donner la place qui lui revient.

Comment pourrions nous planifier des moments de tendresse ? C’est typiquement le moment qui doit être spontané me direz-vous ? Et c’est sans doute vrai qu’un moment de tendresse spontané est encore meilleur que celui que l’on a programmé, mais entre pas de tendresse du tout et un moment programmé, vous choisissez quoi ? Très rapidement d’ailleurs, nous avons constaté que Véronique et Michel ont solutionné pour eux mêmes ce problème.

Désormais, leur planning inclut chaque semaine deux plages « privées », une est fixe et toujours prévue, c’est de la « tendresse programmée », l’autre est une tâche « tendresse » qui peut se remplacer n’importe quelle autre. Plus spontanée, il leur arrive de l’oublier, mais il leur reste toujours celle qui est « fixée » pour leur rappeler combien il est bon d’être ensemble et de se retrouver.

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