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Archive for mars 2008

C’est de nouveau en parcourant le blog de Victoria Pynchon que je trouve aujourd’hui une présentation qu’elle a préparé sur le sens de la confidentialité en médiation.

Il s’agit d’une présentation de type « Powerpoint » d’une quinzaine de diapositives qui met bien en évidence une série d’avantages de la confidentialité, mais également de responsabilités et d’exigences qui en découlent pour le médiateur.

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Il y a un an environ disparaissait le site separation.be, animé par Benoît Van Dieren. Je reçois aujourd’hui le faire-part de renaissance du site, avec de la part de Benoît un avis de recherche de tous les articles qui étaient parus sur son site. Il a en effet perdu la plupart d’entre eux dans le crash de l’an dernier…

Je vous invite donc à rejoindre le plus rapidement possible le club des lecteurs d separation.be. C’est un site qui se veut avant tout lieu de réflexion. Il fonctionne sur le mode du blog et ne manquera pas de retrouver rapidement toute la richesse qui faisait sa réputation en son temps.

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Dans nos formations en médiation, nous sommes bercés par le principe selon lequel il nous faut d’abord permettre aux sentiments de s’exprimer, et ensuite amener nos clients à regarder les faits. Ce n’est d’ailleurs qu’un rappel du premier principe de négociation de Ury et Fisher. Mais l’inverse est également vrai.

C’est Diane Levin dans Mediation Channel qui raconte cette semaine la douloureuse aventure vécue par un étudiant, aventure qui m’a rappelé une expérience vécue il y a bien longtemps, alors que j’étais en seconde année d’humanité dans un collège dirigés par les pères jésuites (pour lesquels j’ai d’ailleurs toujours gardé une grande admiration, ce qui n’empêche pas le regard critique).

J’avais décidé de présenter dans le cadre d’un cours de religion un travail comparatif et critique sur le prosélytisme des  Mormons en Belgique. Il se fait que ma mère était enseignante en religion et disposait entre autre d’une « Bible Mormone ». Je lui ai donc emprunté l’ouvrage (avec son accord et sous sa guidance) et l’ai emporté à l’internat, afin de pouvoir en utiliser des extraits dans le cadre de mon travail. Ce que j’avais perdu de vue, c’est que cet ouvrage faisait partie de la liste des ouvrages interdits par l’école.

J’eus en plus la très mauvaise idée de préparer mon travail pendant l’étude, et le surveillant constata donc que je l’avais en ma possession: confiscation, appel devant le préfet de discipline… personne ne voulut écouter mon explication. Je me retrouvai donc avec la punition la plus forte avant l’exclusion de l’école, et un immense sentiment d’injustice (tellement immense qu’il m’a suffit de lire l’article de Diane pour m’en souvenir, près de quarante ans plus tard…)

Dans cette situation, les faits avaient été examinés indépendamment de leur intention, ce qui est tout aussi dangereux et insuffisant que de se concentrer sur les sentiments sans référence aux faits.

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Le monde en aura encore sans doute bien besoin… Le département des affaires politiques de l’ONU vient de mettre sur pied une équipe de 6 médiateurs de très haut vol, spécialisés en cessez-le-feu, tribunaux de transition, partage du pouvoir et conciliations constitutionnelles pour aider à résoudre les crises à travers le monde.

Merci au blog Mediator blah bla pour avoir identifié cette information. Le communiqué de presse complet se trouve ici. Ceux qui regarderons la liste des médiateurs choisis dans le groupe constateront qu’il s’agit quasiment exclusivement de spécialistes issus du monde anglo-saxon (Américains, Canadiens, Irlandais, Néo-Zélandais, et un Zimbabwéen). Aucune place pour les européens ce qui démontre bien comment la culture de la médiation à encore du chemin à faire chez nous…

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La livraison de cette semaine de la Lettre des mediators nous invite à son prochain « jeudi de la médiation » qui se tiendra le 20 mars prochain à 19h00.

Si vous avez la chance de passer par Montpellier ce jour là, cela vaut sans doute la peine d’aller écouter Nadine Franceschi et Françoise Renaud qui nous aideront à aborder les deux faces de cette question:

  • pourquoi choisir la médiation comme mode de résolution d’un conflit
  • pourquoi choisir la médiation comme profession

Mais ce qui est particulièrement intéressant avec les jeudis de la médiation, c’est qu’une participation n’implique pas un déplacement à Montpelier. Vous pouvez y participer dans le confort de votre bureau et de votre salon, grâce à la téléconférence diffusée sur internet. En vous inscrivant sur le site de mediation-net, vous recevrez les codes nécessaires à votre participation… gratuitement.

A vos claviers !

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Le site Net Iris a publié une information selon laquelle le conseil de l’Europe a adopté une directive en matière de médiation civile et commerciale.

L’adoption de cette directive s’est faite le 28 février dernier et devra être traduite dans les différentes législations nationales. Elle permettra de disposer d’un cadre procédural complet pour la médiation des conflits transfrontaliers.

Dans la mesure ou la médiation représente une solution qui donne aux parties toute l’initiative sur la recherche de solutions à leur conflit, elle devrait présenter un avantage comparatif très important par rapport aux conflits potentiels entre les législations nationales sur la matière du conflit. Ce sera donc une opportunité supplémentaire d’accroître l’offre de solutions de médiation.

L’excellente nouvelle est que la législation belge semble à première vue très en ligne par rapport aux principes élaborés dans la directive et que sa transcription dans le droit national ne devrait pas poser de problème majeur.

Sur le mode mineur, il faut sans doute (comme médiateur) regretter que le Danemark a souhaité ne pas être soumis à la Directive et en est donc exclu.

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Une étude qui vient d’être publiée par le Pew Forum on Religion and Public Life indique que près de la moitié des américains ont changés d’affiliation religieuse depuis leur naissance.

Plus d’un quart des adultes américains (28%) ont abandonné la foi dans laquelle ils ont été élevé en faveur d’une autre religion – ou pour abandonner toute religion. Si ce changement d’affiliation est étendu aux changements d’un type de protestantisme à un autre, 44% des adultes ont soit changé d’affiliation religieuse, soit se sont affiliés à une foi particulière alors qu’ils venaient d’un milieu non-affilié, soit abandonné toute forme de lien avec une quelconque tradition religieuse.

L’étude révèle aussi que si le nombre de non affiliés double entre la naissance et l’âge adulte, ce chiffre reste à 16%, parmi lesquels seuls 1,6% se déclarent athées et 2,4% agnostiques. Les autres déclarent une vie spirituelle « non affiliée ».

Il est aussi important de se rendre compte que la part des religions chrétiennes dépasse les 78%, et que les religions non judéo-chrétiennes ne représentent que 3% des affiliations.

Il n’est donc pas étonnant qu’avec 96% de la population qui se déclare « croyants », et 80% de pratiquants, les débats sur les valeurs – comme entre autre ceux qui entourent l’élection présidentielle – soient fortement influencés par les problématiques religieuses.

Mais ce qui demande réflexion dans cette étude, c’est ce « saute-mouton » qui a l’air assez caractéristique de la population américaine. Si nous regardons autour de nous en Europe occidentale, les phénomènes de « conversion » d’une religion à l’autre sont relativement faibles. Comment pourrait-on expliquer cela? Celui qui ne pratique pas se trouve moins confronté aux réflexions fondamentales de sa religion (si il en a une). Il construit un « équilibre de croyances personnelles » qu’il étiquettera selon son bon vouloir (catholique, protestant, musulman, juif, boudhiste,…). Il pourra adapter son équilibre des croyances sans devoir pour autant adapter l’étiquette, puisque personne n’est là pour le rappeler à l’ordre.

De plus, la répartition entre les grandes familles religieuses présente un caractère beaucoup plus équilibré chez nous, avec une présence musulmane beaucoup plus forte qu’aux Etats-Unis. La diversité à l’intérieur de la famille chrétienne est par contre plus faible (on se dit chrétien ou protestant, sans descendre beaucoup plus loin dans le détail).

Dans quelle mesure une telle étude nous apprend-t-elle quelque chose sur nous mêmes et sur nos amis d’outre Atlantique ?

Sans doute qu’il faudra noter que les américains font délibérément un lien plus radical entre leur vie quotidienne et leur vie religieuse. Le mécanisme d’affiliation à une église est un mécanisme volontaire, répété, public. Il dit la volonté de l’individu de se faire soutenir dans ses choix par un groupe solidaire plus large.

Il faut aussi se questionner sur la pertinence de cette réflexion elle-même. En effet, l’étude citée montre également qu’une des raisons principales de changement d’affiliation religieuse est le déménagement et l’impossibilité de retrouver la même église proche de son lieu de vie. Un peu comme si, après un déménagement, j’abandonnais Carrefour comme centre commercial de référence pour adopter Delhaize, au prétexte que ce dernier est beaucoup plus proche de mon domicile que le premier.

Si ces chiffres vous inspirent à vous aussi l’une ou l’autre réflexion, n’hésitez pas à la partager ici…

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